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Colonies de vacances été 2016 pour enfants et adolescents
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Le coucher des enfants demande à être préparé pour assurer un calme propice à l'endormissement

Au lit ! Oui, mais avant...

Le coucher des enfants est toujours un moment à part dans les colonies de vacances. Il mérite d’être préparé minutieusement par les équipes d’animation pour assurer un endormissement rapide. Réflexions et astuces pour améliorer la gestion du coucher en colo.

Ces éléments sont tirés d’un séjour organisé aux vacances d’hiver
20 enfants de 6 à 12 ans et 4 animateurs


Quand les enfants arrivent en colo, ils rêvent parfois de couchers tardifs. Gabriel a ainsi demandé très sérieusement dès le premier jour : « Est-ce qu’on pourra se coucher après minuit ? » Bonne tentative, mais non ! Avant le séjour, nous avions arrêté un principe simple : la lumière devait être éteinte vers 21h30 au plus tard, horaire évidemment modulable à la hausse (en cas de veillée exceptionnelle) ou à la baisse (en cas de fatigue très prononcée). Deux raisons à cela : les enfants ont accumulé une forte fatigue scolaire, ils ont donc besoin de récupérer ; par ailleurs, nous sommes en colonie sports d’hiver, il convient d’assurer un temps de repos suffisant aux enfants pour éviter tout accident sur les pistes. Nous avons acté en réunion qu’un coucher plus tardif était envisageable lors d’une grande veillée mais que tous les enfants devaient alors avoir la possibilité de dormir plus longtemps le lendemain matin.

La veillée prépare déjà le coucher

La veillée reste une véritable spécificité de la colo. C’est ce qui lui donne un charme particulier. N’oublions pas que le triptyque repas – jeux – coucher est souvent réduit à la maison à un duo repas – coucher : le repas est en effet pris plus tard à la maison, ce qui oblige rapidement à passer au lit après. En mangeant à 19h dans cette colo, nous nous assurons de sortir de table au plus tard à 20h, ce qui offre un temps de veillée appréciable. Néanmoins, la veillée doit rester une activité généralement courte. Son charme ne vient pas de sa durée, elle vient de sa seule existence. Nous avons donc choisi de privilégier des veillées ne dépassant pas une heure environ pour éviter toute précipitation dans le coucher à suivre.

Une transition entre la veillée et le coucher

Surtout, nous avons décidé de banaliser un temps d’environ 30 minutes entre la fin de la veillée et l’extinction des feux pour que les enfants se préparent à l’endormissement. C’est un temps dans lequel les enfants peuvent passer à l’infirmerie, se mettre en pyjama, écouter une histoire lue par un animateur, etc. C’est ce cadre souple qui fait office de retour au calme : nous avons banni les sorties échelonnées de la veillée, quand un animateur laisse sortir les enfants au compte-goutte à mesure qu’ils lui paraissent calmes. Ce genre de retour au calme n’est que factice.

Diviser le groupe facilite le coucher

Pendant cette transition, les enfants ont le choix soit de s’installer à la bibliothèque (des tapis et des coussins créent un coin cosy pour s’installer), soit d’aller dans leurs chambres en emmenant un livre. Chaque soir, environ 2/3 des enfants vont dans leurs chambres et 1/3 s’installent en bibliothèque. Par conséquent, le retour dans les chambres est peu bruyant et il y a moins de bousculade aux toilettes ou devant le lavabo. Le seul risque, c’est que des enfants fatigués veuillent vite éteindre la lumière et qu’ils soient dérangés par un enfant de leur chambre qui reviendrait de la bibliothèque. Nous avons donc limité le temps de présence à la bibliothèque à 15 minutes environ. Le système permet de mieux répartir les enfants dans les différents espaces et échelonne l’utilisation des sanitaires.

Ces éléments qui influent sur le calme

Parce que la veillée finit dans les temps, il n’y a aucune raison de presser les enfants au moment du coucher. Afin d’installer le calme, nous avons fixé pour règle que la grande lumière des chambres ne serait plus allumée au retour de la veillée : les enfants se contenteront de la lumière située au-dessus du lavabo ou de leurs lumières individuelles à côté de leur lit. L’éclairage tamisé est moins excitant. Nous avons également instauré le chuchotement au retour dans les chambres : c’est une habitude à prendre, en premier lieu pour les animateurs ! Enfin, nous limitons les passages d’animateurs dans une même chambre : inutile de s’y succéder toutes les 2 minutes pour répéter les mêmes choses. Si des enfants sont très excités, il est décidé que l’animateur restera dans la chambre jusqu’au retour au calme.

Les sorties rituelles

Une fois la lumière éteinte, c’est le début des circuits classiques : certains enfants se relèvent pour aller aux toilettes (« Mais tu y es passé il y a 5 minutes à peine », serait-on tenté de répondre) ou trouver un animateur (« J’ai mal à ma jambe »). Les manoeuvres sont connues et visent à repousser l’endormissement. Des enfants apprécient ces têtes-à-têtes rapides avec une animatrice qui peut se consacrer exclusivement à eux. D’autres ont besoin de vérifier que les animateurs sont toujours là le soir et de se rassurer. Nous avons accepté ces sorties rituelles qui ont un enjeu aux yeux des enfants. Dans le même temps, nous avons toléré environ un quart d’heure de discussions entre les enfants dans la pénombre de leurs chambres, convaincus que c’était un temps essentiel de la journée. Il s’y joue d’autres relations, modifiées par le noir de la pièce et le chuchotement obligé qui invite aux confidences.

Les différentes actions mises en place pour faciliter le coucher des enfants et respecter leur rythme de vie l’hiver ont abouti à des résultats positifs. Vers la fin du séjour, les enfants s’endormaient en moins de cinq minutes environ. Parfois, il n’y avait plus aucun bruit dans les chambres juste après l’extinction des feux. Surtout, et contrairement à l’une de nos craintes, ce coucher à 21h30 n’a pas été contesté par les enfants : ils ont sans doute trouvé dans le temps de transition des occupations qui les satisfaisaient. La transition a aussi permis à chacun de ressentir physiquement la fatigue (bâillements), acceptant alors plus facilement l’extinction des feux.


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