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Colonies de vacances été 2016 pour enfants et adolescents
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Le petit déjeuner est accessible de façon échelonnée, comme le lever

Quand les animateurs ne sont pas là

Faut-il nécessairement qu’un adulte soit déjà levé pour qu’un enfant puisse sortir de sa chambre le matin lorsqu’il est réveillé ? Souhaitant limiter ce type de dépendance à l’adulte, une de nos équipes d'animation a imaginé un réveil en même temps que les enfants durant un séjour d'hiver.

Avant le séjour

L’équipe d’animation a travaillé sur le rythme de vie des enfants pendant leur séjour, à différents moments de la journée. Le réveil individualisé, qui consiste à ce que chaque enfant puisse se lever sans horaire fixe, est évidemment privilégié par l’équipe : nous sommes dans un séjour d’hiver à la neige, il est important que les enfants puissent récupérer de leur fatigue scolaire et de celle liée à l’altitude. La place de l’adulte à ce moment-là est précisée : il est prévu qu’au bout de quelques jours, chaque adulte puisse se lever pour être opérationnel au petit déjeuner, pas avant. Le but n’est pas tant de favoriser le sommeil des animateurs (encore qu’il s’agisse d’un point intéressant) que de permettre aux premiers enfants levés d’agir sans animateur.

Premier matin, 6h20

C’est un classique : le premier matin d’une colo, les enfants sont debout très tôt. Le jour pointe à travers les rideaux de la chambre, sortant du sommeil des enfants peu profondément endormis. Les premiers bruits du matin, dans ce nouveau lieu qu’est le centre de vacances, sont épiés par tous. Les copains sont-ils réveillés ? Esteban chuchote à son voisin : « Eh ! Tu crois qu’on peut se lever ? » La veille, en réunion d’équipe, nous avions reprécisé la place de l’adulte : le directeur et une animatrice seraient opérationnels à 6h45 pour aider les enfants à prendre quelques réflexes le matin : on ne réveille pas ses copains, on enfile un pull par-dessus son pyjama et on peut rejoindre la salle de jeux, qui jouxte le couloir des chambres. A 7h00, presque tous les enfants sont déjà debout mais le silence intégral est respecté dans les chambres pour ceux qui ont encore besoin de dormir.

Deuxième matin, 6h50

Gabrielle passe une tête à travers la porte et regarde l’horloge digitale. Dans bien des colos, il existe un système soleil/lune : tant qu’il est l’heure de dormir, une lune est affichée dans le couloir ; lorsque les enfants peuvent se lever, c’est un soleil qui remplace la lune. Mais ce système n’aide pas à la prise de repères, notamment pour ceux qui n’ont pas de montre : combien de temps encore la lune sera-t-elle affichée ? sommes-nous en pleine nuit ou est-ce bientôt l’heure du petit déjeuner ? Aussi, depuis plusieurs années déjà, des horloges lumineuses sont installées dans le couloir. Faciles à lire pour les enfants, elles les renseignent utilement. En l’occurrence, Gabrielle sait qu’à partir de 7h00, elle pourra rejoindre la salle de jeux. Deux adultes sont présents pour assurer le silence absolu dans les chambres.

Troisième matin, 7h15

C’est le premier matin où les animateurs s’autorisent à se lever un peu plus tard. Il n’y a plus de présence adulte systématique dans le couloir et ça marche : Clément a rejoint vers 7h00 la salle de jeux sans réveiller Diego et Noah, encore endormis. Même chose pour Cléo et Samantha. Certains points restent à parfaire : il faut rappeler aux enfants de préparer leur pull la veille au pied du lit, plutôt que de fouiller dans l’armoire tôt le matin au risque de réveiller les copains de chambre…

Quatrième matin, 7h20

L’équipe n’a pas été réveillée par les bruits des enfants, mais par le son du réveil. Les réflexes du silence le matin sont désormais pris par toute la colo. A l’arrivée dans la salle de jeux, le directeur constate quand même quelques soucis : les tables et les chaises de la veillée n’ont pas été remises en place, certains enfants sont donc installés en train de dessiner à même le carrelage froid. Les matins suivants, la salle de jeux sera toujours prête à recevoir les enfants, condition impérative pour que le réveil individualisé porte ses fruits.

Cinquième matin, 7h30

Les enfants commencent à adopter un véritable rythme de vacancier : à 7h30, seuls quatre enfants sur les vingt sont debouts. Mais l’équipe d’adultes est confrontée à une difficulté : un groupe de 8 enfants participe à une activité chien de traîneau dès 9h le matin. En s’habillant, ils réveillent inévitablement les autres enfants encore endormis. Nous le savions, mais l’évidence s’impose encore : le réveil individualisé ne peut pleinement fonctionner que si les activités matinales peuvent commencer sans contrainte horaire. Malheureusement, pour cette activité, nous n’avions pas le choix de l’heure...

Sixième matin, 7h45

Retour au fonctionnement du premier matin, avec tous les animateurs opérationnels dans le couloir. Il faut quasiment réveiller toute la colo nous-mêmes : le car qui amène les enfants à la gare pour leur train retour démarrera à 9h. C’est toujours délicat de réveiller des enfants profondément endormis, dont on sent qu’ils profitaient tout juste des bienfaits de leurs vacances… Certains vont reprendre le chemin de l’école 48h plus tard.

Bilan des six matins

L’objectif a été plutôt atteint : les enfants ont rapidement pu agir sans la présence d’un animateur le matin et sans faire de bruit. Quelques points restent à améliorer. Notons par exemple la présence d’un rideau simple devant les fenêtres au lieu d’un volet : la lumière du jour apparaît très tôt dans les chambres, ce qui semble réveiller certains enfants. Si l’on ne peut pas agir sur ce point technique, l’équipe a en revanche quelques marges de progrès : faire connaître les jeux proposés dans la salle commune peut aider au démarrage de l’activité et contribuer à rendre le lieu attractif ; réfléchir à un lieu où les enfants pourraient laisser la veille au soir leurs affaires pour partir en activité le lendemain éviterait de faire du bruit dans les chambres le matin ; multiplier le nombre de tapis et de coussins dans la salle de jeux, qui font de ce lieu un prolongement du lit.

Séjour organisé à Saint-Front (43)
20 enfants de 6 à 12 ans


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