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La quête de centres de vacances : une sacrée épopée !

Le centre de Barbe Brulé

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Publié le 29/03/2022
Actualisé le 29/03/2022
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Dernière semaine de septembre : la nouvelle tombe, perte du Château de Barbe Brûlée

Après plusieurs années de restriction et des semaines de relations complexes, le partenariat est remis en question pour le centre qui accueille nos séjours le Château sur la mer et Plongeons en pays corsaire. Suite à son rendez-vous de bilan avec la gestionnaire du centre, la présidente de l’association, Mélissa Peron, nous l’annonce : les gestionnaires du centre refusent de renouveler le partenariat avec l'association. La mise en place de colos apprenantes semble en être l’une des causes.

Évidemment, la tristesse m’empare à l’annonce de la perte d’un si beau centre, à la vue inégalable, emblématique et aux multiples possibilités. Mais, déjà ressurgissent nos réflexions collectives : voulions-nous réellement continuer à travailler dans un contexte de relations si complexes ? Était-ce réellement viable ? A quels sacrifices le conseil d’administration était-il prêt ? Les prémisses d’une réflexion qui prendra tout son sens quelques semaines plus tard, sans le savoir …

 

Première semaine d’octobre : après la déception, place à l’action !

Mais pour le moment, il fallait mettre de côté ces réflexions pour agir vite ! Nous devions trouver un nouveau centre en bord de mer pour l’été 2022, car il ne nous reste qu’un centre sur la côte bretonne, à Etel. Un organisme breton comme le nôtre, qui revendique une forte implication dans son territoire, fait-il réellement sens avec si peu d’offres pour des séjours en bord de mer ?

 

Deuxième semaine d’octobre : et de deux !

Alors que les recherches de centres commencent tranquillement, je reçois un appel. À la clé, une mauvaise nouvelle… Que pouvait-il arriver de pire que de perdre l’un de nos deux centres en bord de mer ? Perdre le second ! En cause, des travaux de longues dates étaient à faire dans ce lycée, la nouvelle proviseure ainsi que la région se sont positionnées : les travaux débuteront avant l’été 2022 pour une durée de cinq ans.

L’urgence de la situation ne laisse pas le temps à beaucoup d’émotions mais les enjeux me viennent vite en tête. Le résultat prévisionnel 2022, déjà négatif, chute encore. Comment payer les salaires de notre personnel permanent ? Conserver les emplois ? Comment faire des colos sans centres ? Comment faire vivre notre projet ? Il fallait agir, et vite.

Nous sommes en octobre, le timing est serré. Le lancement de l’été est dans 9 mois, mais nous sommes déjà en retard. Le calendrier et le budget prévisionnel doivent être votés au prochain conseil d'administration le 16 octobre. Nous avons déjà demandé des délais à nos partenaires, nous devons signer les contrats avec nos centres d’hébergement, lancer le recrutement des équipes de direction… Le retard pris maintenant ne fera qu’entrainer de nouvelles difficultés.

 

Lycée Professionnel Emile James

Deuxième centre perdu : le lycée Professionnel Emile James

La deuxième quinzaine d’octobre : une recherche de centre déroutante

Devenue une priorité, la recherche de centres bouleverse aussi mon emploi du temps personnel. Passer des coups de téléphone lors des pauses, rédiger des mails entre deux bouchées d’un repas, deviennent des activités quotidiennes… C’est aussi le moment de mobiliser les troupes. Nos débuts de recherche, au début hasardeux, laissent peu à peu place à une organisation bien rodée. Mais les jours passent, et peu de pistes semblent sérieuses…

Nous essuyons de nombreux refus pour de multiples raisons : fermetures de centres revendus à des chaînes hôtelières, centres en vente, centres déjà occupés par d’autres organismes, disponibilité qu’une partie de l’été, diminution des établissements scolaires avec des internats, travaux dans les centres, impossibilité de faire de la gestion libre, prix exorbitants, centres inadaptés… Cela se complexifie encore un petit peu plus face aux longues procédures pour lancer des partenariats avec des centres, qui ne rentrent pas dans notre calendrier très serré.

S’ajoute à cela notre cahier des charges important pour faire vivre notre projet : un centre en bord de mer, avec plusieurs salles d’activités, en gestion libre, à un prix raisonnable, des espaces extérieurs, être les uniques locataires... Mais ce centre ne semble pas exister ! Pourtant, nos exigences me semblent légitimes. C’est le retour de notre questionnement : à quels sacrifices l’association est-elle prête pour faire des séjours ? Augmenter le prix de nos séjours ? Proposer des séjours avec des grands dortoirs ? Une autre hypothèse serait de faire uniquement des séjours en plein air. Pour autant, trouver un camping accueillant les groupes d’enfants n’est pas beaucoup plus facile…

Un questionnement plus profond apparaît : faut-il changer notre projet pour s’adapter à cette difficulté de trouver des centres ? Il va de soi que des nuances existent, une telle dualité n’est pas représentative de la situation mais aide à la réflexion.

Première semaine de novembre : les espoirs reprennent !

Plusieurs pistes apparaissent petit à petit. Nous marchons sur des œufs, espérant  des réponses positives avec les contacts déjà engagés, alternant entre mails et téléphone. Le jour de la visite d’un potentiel nouveau centre arrive, notre coordinatrice est prête. J’attends des nouvelles avec impatience ! Une première photo, une première bonne impression… je commence à m’autoriser à y croire réellement.

 

Le nouveau centre à Ploubazanec

Le nouveau centre à Ploubazanec

Mi-novembre : les nouvelles continuent, les nerfs à rudes épreuves !

Le partenariat avec le nouveau centre se met en place suite à la validation du conseil d’administration, une période d'accalmie semble apparaître. J’ai bien conscience qu’il nous manque encore des journées enfants, nous devons encore trouver des solutions, mais nous venons de limiter la casse !

Quelques jours après, face à des difficultés à trouver un camping pour un nouveau séjour enfant, nous avons l’idée de créer ce nouveau séjour sur l’un des campings déjà en partenariat. Que d’éclaircies après cette période de recherche intense !

Mais Bretagne oblige, des perturbations arrivent plus tôt que prévu …

22 novembre, 16h46

Message de notre coordinatrice : « Je viens d’avoir le camping au téléphone. Vous voulez une nouvelle fraiche ? ». L’un de nos campings emblématiques est vendu ! On reprend notre respiration, on s’organise, on relative, le partenariat semble pouvoir se maintenir malgré les difficultés d’emplacements.

23 novembre, 10h16

Nouveau message de notre coordinatrice « Je viens d’avoir un autre de nos campings. Vous voulez des nouvelles fraiches ? ». Obligation de prendre une prestation pour conserver un de nos lieux de séjours que l’on aime beaucoup. Augmentation du coût, la trésorerie va être ravie !

23 novembre, 10h59

Nouveau message de notre coordinatrice. Ça commence à faire beaucoup ! « Je viens d’avoir un de nos centres : vous savez quoi ? ». Non, on ne sait pas et je ne suis pas sûre de vouloir le savoir ! « RAS tout va biiiieeen », soulagement !

24 novembre, 10h54

On continue la série ! « DES NOUVELLES FRAÎCHES… augmentation de 3% » non prévu sur un de nos gros centres. Encore un impact compliqué sur notre budget prévisionnel.

Une bonne occasion d’apprendre à gérer son stress, de rester optimiste et d’agir vite en restant ordonné !

Décembre : un peu de répit, c’est parti pour 2022 !

Habituellement, la période d’octobre à décembre permet de reprendre des forces et de travailler sur des sujets de fond. Légèrement plus compliqué cette année ! Heureusement, fin novembre se clôture par notre traditionnel week-end entre les membres du conseil d’administration et les personnels permanents de l’association, actant une belle base du calendrier des séjours. Malgré toutes les péripéties, cet épisode se conclut avec la satisfaction de pouvoir proposer de beaux séjours pour les enfants l'été prochain. Le soleil après la tempête et la satisfaction d'avoir relevé ce défi inattendu, il nous en faudra un peu plus pour faire taire nos envies de colos. 





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