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Colonies de vacances pour enfants et adolescents
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Pourquoi les colos multi-activités ont toujours la cote

Balade en mer

L’étude de l’OVLEJ fait notamment apparaître que les séjours de plus de 2 semaines sont majoritairement des colos multi-activités.

La récente étude de l’OVLEJ publiée en novembre a confirmé l’intérêt des familles et des enfants pour les colonies de vacances multi activités. Sa formule a su traverser les années en se réinventant et reste largement plébiscitée.


Publié le 04/01/2013
Actualisé le 29/01/2019
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La colonie de vacances à thème remporterait les suffrages des familles parce que les enfants ne seraient intéressés que par des stages spécialisés sur leur passion du moment. Voilà pour le discours souvent entendu dans les médias, qui vantent la transformation récente des colonies de vacances en faisant chaque été un tour de France des nouveaux séjours.

L’étude de l’OVLEJ* rendue publique à la mi-novembre est venue prendre le contre-pied de ce discours. Dans le panel de parents sondés, un tiers déclare que le dernier séjour de leur enfant offrait une diversité d’activités, sans thématique spécifique. Les parents qualifient ces colos de « normales ». Il y a quelques années, des organisateurs annonçaient pourtant leur disparition, estimant le modèle révolu.

Une formule renouvelée

Voilà qui mérite de s’interroger sur la résistance des colonies multi activités. Elles semblent d’abord répondre au modèle traditionnel des colos telles que des parents ont pu les vivre étant enfants : elles mélangent activités sportives et manuelles et réunissent des enfants d’âge différent. La variété des activités et la mixité sont deux composantes historiques des colonies de vacances auxquelles semblent toujours attachées les familles. Mais le parallèle historique s’arrête là : car les colonies multi activités ont su aussi évoluer. Les centres aujourd’hui utilisés présentent un meilleur confort, les groupes d’enfants sont plus restreints pour faciliter les échanges, les enfants ont davantage la parole sur le déroulement de leur séjour… Plus rien à voir avec la caricature de Pierre Perret !

Un lien avec le territoire

La relation au territoire d’accueil explique également le succès des séjours multi activités. Implantée en bord de mer, à la campagne ou en montagne, la colonie se nourrit d’activités en lien avec la région d’accueil : rencontrer un marin-pêcheur, réaliser une confiture à partir de fruits des bois ou encore découvrir l’escalade sur une paroi rocheuse sont des activités qui s’appuient sur les ressources de l’environnement immédiat. La dimension éducative du milieu est essentielle. Pourtant, certains organisateurs font des choix radicalement différents, proposant des séjours thématiques où les enfants ne quittent pas le centre. Une sorte d’animation « hors sol » loin des conceptions de Wakanga.

Des possibilités multiples

Land art sur la plage

Situées dans des régions avec un environnement riche, les colonies de vacances proposent des activités variées juste aux alentours du centre, sans nécessité de faire de longs trajets.

La variété d’activités est enfin essentielle : les enfants peuvent passer d’un atelier poterie à une activité de construction de cabanes dans la même journée. Cela n’a rien à voir avec du zapping. Les projets des enfants sont construits et aboutis, mais évoluent au fil des jours. Parce que leur champ relationnel se développe progressivement, parce qu’ils prennent conscience de leurs capacités créatives, parce que leur appétit de découvertes se nourrit des multiples possibilités d’activités qu’on leur laisse… On aurait tort de croire les « colos à l’ancienne » reléguées dans les livres d’histoire. En 2013, elles sont toujours d’actualité !

* OVLEJ : Observatoire des vacances et des loisirs des enfants et des jeunes, créé en 1999 à l’initiative de la JPA et de l’UNAT.



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