Facebook
Colonies de vacances pour enfants et adolescents
Rechercher une colo

Coronavirus : journal de bord de Wakanga

L'épidémie de coronavirus va entraîner des répercussions encore difficiles à prévoir pour les organisateurs de colonies de vacances.

L'épidémie de coronavirus va entraîner des répercussions encore difficiles à prévoir pour les organisateurs de colonies de vacances.

L'épidémie actuelle de Covid-19 a déjà entraîné l’annulation des séjours de printemps. Au siège de Wakanga, on tente de conjuguer santé de l'équipe et continuité de service.


Publié le 17/03/2020
Actualisé le 07/04/2020
Article lu 812 fois
0 commentaire

Confinement, télé-travail et application des gestes barrière. Voilà le mot d’ordre national, qui est appliqué au sein de Wakanga depuis hier. L'épidémie de coronavirus oblige à trouver une organisation respectueuse de la santé de chacun·e, à repenser la gestion des missions, à assurer une continuité de service pour les parents et à se projeter dans l’après.

Cette situation inédite nous plonge collectivement dans l’inconnu. Les répercussions sont difficiles à imaginer alors que nous prenons tout juste conscience de l’ampleur de l'épidémie. Nous vous proposons de suivre régulièrement sur cette page l’organisation mise en place au sein de notre association.

30 mars
La crise sanitaire actuelle ouvre une période d’incertitudes multiples. Voici trois sujets d’importance pour lesquels vous trouverez des réponses officielles et notre analyse.

Les vacances d'été seront-elles maintenues, décalées ou supprimées ? Les réseaux sociaux regorgent malheureusement de fausses informations. Le ministre de l’Education Nationale a dû préciser le 20 mars sur Twitter : “De fausses nouvelles et même des faux courriers circulent sur ce sujet. Nous n’envisageons pas de changer le calendrier.” La mise au point était nécessaire et permet enfin de se projeter dans l’après, même si la période à laquelle sera levé le confinement est encore très incertaine.

Les colos seront-elles maintenues pendant l'été ? Il faut distinguer deux situations différentes :
- en cas de maintien de l'épidémie ou de prolongement du confinement suivant des modalités particulières, le gouvernement demandera peut-être aux colonies de vacances de ne pas ouvrir leurs portes. Mais il semble pour l’heure que nous ne prenions pas cette direction.
- si les séjours peuvent avoir lieu sans restriction, la situation économique des organisateurs, dont Wakanga, nécessitera peut-être de faire des choix pour fermer certains séjours afin de limiter les pertes financières, dans l'éventualité où la fréquentation attendue des colos serait moindre. A l’heure actuelle, aucun choix n’a été fait pour Wakanga.

Le déroulement des séjours sera-t-il impacté par la crise sanitaire ? Le confinement et la distanciation physique vont laisser des traces dans les esprits, même lorsque la crise sanitaire semblera derrière nous. Les colonies de vacances, comme tout lieu rassemblant des mineurs, se verra sans doute contrainte à des règles particulières de vie en collectivité. Il est toutefois trop tôt pour connaître la nature de ces mesures. D’autant que certaines font encore débat aujourd’hui, notamment sur l’utilité du port du masque pour les personnes non touchées.

20 mars
L'équipe de Wakanga achève sa première semaine de travail à distance, confinée depuis chez elle. Certains profitent d'une atmosphère paisible chez eux quand d'autres doivent composer avec la présence d'enfants. Au rayon des principaux manques : "une bonne connexion, un accès direct au serveur et un photocopieur !", liste Thibaut Le Heurte, responsable administratif et financier.

Nous apprenons collectivement à travailler en mode dégradé. L'expérience est particulière car elle ne se résume pas à transférer des missions habituelles du siège vers le domicile : dans le contexte de crise sanitaire, nous avons dû revoir nos prorités. Habituellement, le mois de mars est une période de montée en puissance du secrétariat. Toute l'équipe était préparée à des appels téléphoniques... qui ne sont jamais venus !

De fait, la période ressemble à s'y méprendre aux mois d'octobre et novembre, qui sont généralement très calmes car situés au milieu de deux périodes de grands départs (été et hiver). Pourtant, nous savons que l'activité est susceptible de repartir très brutalement une fois le confinement terminé. C'est l'objet d'une nouvelle organisation à mettre en place dans les prochains jours.

17 mars
Anticipé la veille, le confinement décidé par le président de la République ne pose pas de problème particulier à l'équipe. Bien que fermé au public, le siège accueille encore deux salariés dont les missions nécessitent une présence physique. La permanence téléphonique reste donc assurée par une personne au siège, avec des renvois d’appels vers les téléphones portables des salariés confinés chez eux pour garantir une continuité de service en cas d’appels simultanés. Le courrier continue à être traité avec un délai de traitement similaire à la normale.

Pour autant, l’impact sur les inscriptions commence à se faire sentir. Le nombre d’appels, de courriels et d’inscriptions en ligne chute brutalement en l’espace de 72h. Les parents plongent dans l’incertitude et gèrent l’instant présent, entre déplacements contraints et organisation de l'école à la maison.

16 mars
L'équipe de Wakanga s’organise à la hâte pour gérer à la fois les dossiers urgents et prévoir une organisation de long terme, dans une perspective de confinement. Une première réunion par Skype est organisée entre membres de l'équipe présents au siège et à leur domicile. Les missions de chacun sont réorganisées.

Toutes les familles inscrites pour une colonie de vacances au printemps sont prévenues par téléphone : Wakanga met en place une procédure de remboursement intégral des sommes versées. “Les familles ayant réglé le séjour par carte bancaire ont été recréditées dans la journée, explique Nicolas Gruau, trésorier adjoint. Pour les autres situations, les remboursements s’effectueront par virement bancaire sous quelques jours.

L'équipe salariée est invitée à récupérer au siège de Wakanga tous les outils nécessaires au travail à distance. Les membres du conseils d’administration, qui exercent dans des domaines parfois très éloignés des colonies de vacances, livrent quant à eux leur expérience personnelle du télé-travail pour conseiller chaque personne. “Dans mon entreprise de développement informatique, nous faisons dorénavant nos réunions à distance, en utilisant des outils de tchat instantanés (Teams, Slack). L'important, c'est de bien rester en contact avec les autres membres de l'équipe”, détaille Esméralda Picquet, trésorière de l’association.

15 mars
Au sein de Wakanga, la présidente Mélissa Peron demande à mettre en place le télétravail autant que possible pour respecter les préconisations de “distanciation physique”. Avec cinq salarié·es et une stagiaire, l'équipe s’organise pour garantir une continuité de service tout en limitant la présence physique des membres au siège. Il est acté que l'équipe travaillera en effectif réduit au siège à compter du lundi 16 mars.

13 mars
Un e-mail de la Direction de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative (DJPEVA) parvient aux organisateurs d’accueils collectifs de mineurs (centres de loisirs, colonies de vacances). Jean-Benoît Dujol, délégué interministériel à la Jeunesse, précise dans ce courriel qu'“aucun accueil collectif de mineurs recevant plus de 10 mineurs ne pourra se tenir à compter du 16 mars 2020 et ce jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure concerne tous les accueils (avec hébergement, sans hébergement et accueils de scoutisme) et l’ensemble des activités organisées dans le cadre de ces structures”. L’e-mail détaille en outre que “tous les accueils avec hébergement prévus durant les vacances de printemps, quel que soit le nombre de mineurs accueillis, sur le territoire national et à l’étranger, devront être annulés ou reportés”.

Cela signifie donc qu’aucune colonie de vacances ne peut se dérouler dans le pays et qu’aucun organisateur français ne peut organiser de séjour à l'étranger durant cette période.

12 mars
Le président Emmanuel Macron annonce lors de son allocution télévisée la fermeture “jusqu'à nouvel ordre” des établissements scolaires à compter du lundi 16 mars pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, précise le lendemain sur France Inter que la fermeture durera “au moins jusqu’aux vacances de printemps, qui commence au début du mois d’avril et qui ensuite fonctionne par zone”.

Début mars
Alors que la France ne compte encore que quelques foyers épidémiques, de premières interrogations de parents apparaissent sur le coronavirus. “Nous avons eu quelques questions sur les précautions que nous comptions prendre, une colo étant un lieu à fort potentiel de contamination en raison du nombre d’enfants accueillis”, se souvient Thibaut Le Heurte, responsable administratif et financier. Rien d’alarmant alors : les gestes de bases semblent une barrière suffisante et Wakanga n’organise pas de séjour à l'étranger vers des pays touchés par l’infection.



Dans la même rubrique


Commenter cette page

Laisser un commentaire



Soyez le premier à commenter cette page !