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Ce matin, les enfants jouent et rient encore

Des enfants qui jouent

Il faudra rappeler aux enfants la chance qu’ils ont de vivre dans une République belle comme la nôtre.

Face à l’indicible, il faut pourtant rassurer et accompagner les enfants dans leur compréhension des attentats du 13 novembre. Et redire avec force, encore et toujours, un message de fraternité qui reste le ciment de notre République.


Publié le 13/11/2015
Actualisé le 10/01/2019
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Il ne sera pas simple de trouver les mots pour expliquer aux enfants et adolescents les attentats du 13 novembre 2015. Tant de haine est difficilement compréhensible, alors quand il s’agit de l’expliquer... Pourtant, il est de notre devoir d’affronter ces événements et d'en parler, aussi horribles soient-ils. Les victimes de ces attentats étaient semblables à toutes les personnes que l’on croise dans la rue, et c’est justement cette proximité qui nous atteint tous.

Il faudra dire à nos enfants que cette tragédie vise avant tout à fracturer notre société, à nous monter les uns contre les autres. La doctrine est froide et simpliste : diviser pour mieux régner, appuyer le communautarisme pour tenter de faire voler en éclat notre fraternité déjà bien ébranlée. Tout cela nous le savons, mais serons-nous capables de résister à cette tentation simpliste ? Rien n’est moins sûr à quelques semaines d’une échéance électorale.

Eux qui connaissent bien le plaisir d’avoir des copains différents devront continuer à vivre la mixité comme une évidence, même si ce n’est pas l’avis de tous. Il faudra leur dire de continuer à vivre pleinement, de façon insouciante.

Il faudra également leur faire prendre conscience que la vengeance et la peur ne sont pas de sages conseillères en pareil moment. Le traumatisme est sévère, mais vouloir répliquer de façon symétrique n’a pas de sens face au terrorisme. La terreur ne peut pas contrer la terreur. Nos arsenaux, qu’ils soient militaires ou sécuritaires, sont à la fois suffisants et impuissants. Sans doute est-ce parce qu’il est temps de s’attaquer aux origines de ces radicalisations plutôt que d’en traiter uniquement leurs conséquences. Des actions plus longues et moins visibles, mais certainement plus efficaces.

Enfin, il faudra leur rappeler la chance qu’ils ont de vivre dans une République belle comme la nôtre. Que le bruit des pétards est un bonheur d’enfant et que les monstres cachés sous leur lit n’ont finalement rien de monstrueux. Eux qui connaissent bien le plaisir d’avoir des copains différents devront continuer à vivre la mixité comme une évidence, même si ce n’est pas l’avis de tous. Il faudra leur dire de continuer à vivre pleinement, de façon insouciante. Les laisser sortir jouer dans la rue comme si de rien n’était, rencontrer les voisins à qui on n’a jamais osé parler.

Bref, les laisser construire la société qu’une poignée d’écervelés a cru pouvoir détruire en un instant.

Quelques ressources pour en parler en famille :



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