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03/02/2011 : Découvrez en photos les centres de vacances qui accueilleront vos enfants et adolescents à Pâques et durant l'été 2011 !


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Notre projet éducatif


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Projet éducatif

ENTRETIEN / "Garantir à chaque enfant une plus grande attention"

Nicolas Gruau et Quentin Joste, fondateurs de Wakanga, détaillent les moyens matériels et humains mis à disposition des enfants. Les colos sont réputées chères et vous prétendez rendre les vacances accessibles. N’y a-t-il pas une contradiction ?

Quentin Joste : Il est vrai que de nombreux enfants sont exclus des vacances collectives faute d’argent. Ce problème est plus criant encore depuis que les aides financières portent plus principalement sur les loisirs de proximité au détriment des vacances hors du domicile familial. Pourtant, nous n’y voyons pas une fatalité. Nous oeuvrons pour vendre des séjours à un prix abordable, en limitant notamment le recours à des prestataires extérieurs et en encourageant la participation de nos bénévoles au projet associatif. Nous nous interdisons en revanche de réaliser des économies en rognant sur la sécurité ou les dépenses d’alimentation : la qualité du séjour reste notre principale préoccupation.

Nicolas Gruau : L’accessibilité n’est pas que financière. Notre association milite pour l’accueil d’enfants porteurs de handicaps ou de troubles de la santé en séjours de vacances traditionnels. Une réflexion préalable associant les parents et parfois les médecins a lieu en amont du séjour, afin de garantir des conditions d’accueil optimales pour chaque enfant.

Vous êtes engagés dans une démarche de développement durable. Comment cela se traduit-il dans vos séjours ?
Q.J. : Nous privilégions tout d’abord la pratique d’activités en pleine nature, qui est un support d’éducation à l’environnement. Dans notre fonctionnement quotidien ensuite, nous sensibilisons les enfants aux économies d’énergie et au tri sélectif, par la mise à disposition de matériel adapté. Mais le développement durable n’est pas qu’environnemental, il est aussi social. C’est pourquoi nous encourageons l’emploi de personnel technique issu du département où se déroule le séjour pour favoriser le tissu économique. Dans l’alimentation, cela se traduit par l’achat régulier de produits locaux et régionaux. Certaines préparations sont également issues d’une production biologique certifiée ou du commerce équitable.

Favoriser l’autonomie est un objectif défendu par de nombreux organisateurs de séjours. Comment vous y prenez-vous ?
N.G. : Un élément trop souvent oublié est l’accessibilité du mobilier. On ne peut pas demander à un enfant de ranger seul sa chambre s’il a besoin d’un adulte pour atteindre le haut de son armoire ! Le mobilier doit donc être adapté à l’âge des enfants. Il en va de même pour le matériel pédagogique. Prenons l’exemple d’un couteau de cuisine : sous prétexte de sa dangerosité, on interdit parfois aux enfants de s’en servir lors d’une activité pâtisserie, réservant son utilisation aux adultes... Pourtant, si les règles de sécurité ont bien été comprises et que chaque enfant a pu au préalable se familiariser à son utilisation, il est possible de laisser un couteau accessible lors d’une activité cuisine.

Q.J. : Le second volet est l’aménagement des lieux. Nous privilégions la création de salles d’activités thématiques dans chacun de nos centres : une salle sera dédiée à l’informatique, l’autre au bricolage, etc. Cette disposition est permanente, afin de donner des repères à l’enfant et lui permettre de circuler librement dans ces différents espaces, au gré de ses envies. Quand les enfants visitent les lieux à leur arrivée, nous mettons l’accent sur tout ce qu’il va être possible de faire dans chaque salle plutôt que leur signifier ce qu’il est interdit d’y faire !

La vie en collectivité, un avantage ou un inconvénient ?
Q.J. : Sans hésiter, un avantage ! La vie en collectivité permet le partage et encourage la naissance de nouvelles amitiés. C’est un aspect fondamental de nos séjours. Pour autant, c’est vrai, des conflits peuvent naître, malgré le cadre général posé en début de séjour. Nous sommes alors intransigeants sur la nécessité du respect et l’interdiction de la violence et veillons à prendre des sanctions appropriées aux actes commis.

N.G. : Mais la vie en collectivité, c’est aussi s’accorder du temps à soi. Vivre 24h/24 avec des copains, c’est agréable, mais ce peut être vite fatigant si l’enfant n’a pas d’endroit ni de temps pour se ressourcer. Dans la journée, nous aménageons des moments où les enfants peuvent entreprendre seuls une activité : lire dans sa chambre, écrire à ses parents, faire un bricolage, etc. Le droit à l’intimité, c’est aussi pouvoir se laver dans des douches individuelles fermant à clé. Nous y sommes particulièrement vigilants lorsque nous sélectionnons les centres qui hébergeront les enfants.

Q.J. : La vie en collectivité puise aussi son succès dans l’organisation d’activités par petits groupes. Notre taux d’encadrement est fixé à un animateur pour huit enfants et va donc au-delà des conditions imposées par la loi, qui sont d'un animateur pour douze enfants. Ce n’est pas tant pour une sécurité accrue que nous avons fait ce choix, mais pour garantir à chaque enfant une plus grande attention. Ainsi, chacun a toute sa place dans un groupe.

La brochure de vos séjours ne mentionne pas toujours le nombre de séances prévues pour chaque activité. Pourquoi ?
N.G. : Pour comprendre ce parti pris, il faut remonter à notre objectif majeur, celui d’impliquer l’enfant dans le déroulement de ses vacances. Notre démarche n’est pas de proposer un catalogue d’activités imposées, ni un planning minuté dont il serait impossible de déroger. Nous offrons au contraire la possibilité aux enfants de proposer des activités, ou de les choisir parmi un vaste panel, sans obligation de pratique. Nous voulions que notre brochure reflète cette démarche, en mentionnant simplement la liste des activités possibles au regard des moyens matériels dont nous disposons.

Comment parvenir à une réelle démarche de coéducation ?
Q.J. : Nous pensons que les parents sont beaucoup plus regardants qu’on ne le croit sur les choix éducatifs d’un organisateur. Aussi, nous nous engageons à rendre transparentes nos orientations éducatives et à multiplier les moyens d’informations à destination des parents. Pendant le séjour, cela se traduit par un lien téléphonique entre le directeur et les familles qui le souhaitent.

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